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Amaterasu, déesse du Soleil (Japon)






Le soleil est au centre du drapeau japonais, et oui, ce petit rond rouge, qu'on peut aussi trouver accompagné de rayons, symbolise un soleil. Plus exactement, il symbolise la déesse Amaterasu, la déesse du Soleil. Un peu comme Râ chez les égyptiens qui est symbolisé également par un disque rouge. Il est difficile de savoir si elle incarne le Soleil comme Hélios (M.grec), ou si elle le contrôle, un peu comme Sol (M.nordique), nous retiendrons alors simplement qu'Amaterasu est la déesse du Soleil.

Son lien réel avec notre monde ne se limite pas à sa symbolique sur le drapeau japonais, elle est également l'ascendante des empereurs. Pourquoi ?


Pour expliquer cela il faut remonter à la création du monde et à la naissance des dieux.

Izanagi et Izanami est le couple divin qui fit émerger la première terre, évidemment ils eurent des enfants, mais en mettant au monde Kagutsuchi, le dieu du feu, Izanami succomba par les flammes et rejoignit donc Yumi, le monde des morts. Izanagi essaya de la retrouver dans cet enfer mais ne retrouva que son corps décomposé. Sa femme ne voulait pas qu'il la voit ainsi et s'élança sur lui quand il la regarda tout de même, aussi Izanagi se dépêcha de sortir et en bloqua l'entré pour que les démons ne puissent sortir. Se trouvant sale suite à son périple à Yumi, il décida de se laver. Lorsqu'il se lava les yeux, Amaterasu et Tsukiyomi (dieu de la Lune) naquirent et lorsqu'il se nettoya le nez, naquit Susanoo ( dieu lié à la mer et aux tempêtes).

Amaterasu était si lumineuse, que ses parents décidèrent de la placer dans le ciel pour que sa lumière et sa chaleur favorise la vie. Lorsque la vie s'était suffisamment développée, Amaterasu descendit sur terre et partagea son savoir avec les hommes. C'est ainsi qu'elle transmit aux hommes la culture du riz et du blé ainsi que l'élevage de vers à soie et d'en récolter le fil pour pouvoir le tisser.


Un jour, Susanoo désirait aller voir sa mère à Yumi, mais avant cela, il décida de rejoindre sa sœur. Mais Susanoo était turbulent, se qui entraîna une querelle avec sa sœur. Suite à ce conflit, la déesse se cacha dans une grotte qu'elle obstrua, se faisant, la lumière du monde disparu avec elle. Mais les autres dieux ne désiraient pas que le monde soit plongé dans les ténèbres, aussi se réunirent-ils devant la grotte et placèrent des joyaux, miroirs et tissus. La déesse Uzume renversa une bassine, se tint dessus et dansa. Tout cet attroupement et ce bruit piqua la curiosité d'Amaterasu qui décida de jeter un coup d'oeil. Elle poussa un peu le rocher et vit une déesse qu'elle ne connaissait pas. En fait, c'était la première fois qu'elle regardait un miroir, et donc elle se voyait pour la première fois. Mais cela piqua encore plus sa curiosité et elle décida de pousser un peu plus le rocher qui obstruait la grotte et elle vit alors la déesse Uzume dansant devant les dieux. Alors qu'Amaterasu sortit pour regarder, une autre dieu ferma la grotte derrière elle. Ainsi revint Amaterasu, la déesse du Soleil, la lumière du monde.


Amaterasu sortant de la grotte, estampe du XIXème siècle


Kusanagi, Yata no Kagami et Magatama

Plus tard, la déesse demanda à son petit fils, Ninigi d'aller sur terre et de gouverner les hommes, pour l'aider elle lui donna une épée (Kusanagi) , un miroir (Yata no Kagami) et un joyau (Magatama). Ninigi étant l'ancêtre des empereurs japonais, la déesse est donc leur ascendante. De plus, lorsqu'un empereur accède au trône, ces trois objets font parti de la cérémonie, et se serait le cas encore actuellement.


Jusqu'en 1946, l'empereur du Japon était considéré comme descendant d'Amaterasu et donc avait un lien quasi-direct avec le divin. Mais le 1er janvier 1946 l'empereur Hirohito (aussi appelé empereur Showa) dû renoncer à être considéré comme personnage divin, mais ne réfute pas pour autant un lien de descendance avec la déesse.

Bibliographie :

COMTE Fernand, Les grandes figures des mythologies, éd. Larousse-Bordas, Paris, 2000.

SERGENT Bernard. « Amaterasu, Déméter, et leurs acolytes. » In: Dialogues d'histoire ancienne, vol. 35, n°2, 2009. pp. 45-68.

WILKINSON Philip, Des légendes & des mythes, petit Larousse illustré, éd. Larousse, Paris, 2009.

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